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June 26

Friedrich Ludwig Frege Gottlob : les Fondement de l'arithmétique

 
 

Friedrich Ludwig Frege Gottlob 

            1848-1925         

Gottlob Frege - 1848-1925 - mathématicien - logicien et philosophe allemand.jpgL’œuvre de Gottlob Frege, mathématicien allemand, se partage entre d’une part, les mathématiques et d’autre part, une réflexion philosophique sur les fondements de l’arithmétique, la logique et le langage.

Dans les Fondements de l’arithmétique, Gottlob Frege défend une thèse logiciste selon laquelle l’arithmétique et l’algèbre sont réduit à la logique. Les concepts de l’arithmétique se déduisent pour ce qui les concerne des fonctions logiques élémentaires. Quant aux règles de l’arithmétique, elles se déduisent des lois plus fondamentales de la logique.

Ainsi, contrairement à ce qu’affirme Emmanuel Kant (1724-1804), l’arithmétique est une science analytique a priori, ce qui est vrai aussi de l’algèbre mais non de la géométrie. De facto, le logicisme de Frege ne porte pas sur les mathématiques dans leur ensemble.

Par ailleurs, l’analyse du langage proposée par Frege est surtout connue par la distinction établie entre le sens et la dénotation : la dénotation est l’objet auquel fait référence le sujet. En revanche le sens est le mode de donation de la dénotation. Par exemple, l’étoile du matin et l’étoile du soir ont des sens différents mais la même dénotation, l’astre Vénus.

Marie F.

 
 
May 26

L'imaginaire n'est-il qu'un simple substantif ?

 

 

1776733684.pngEn tant que substantif, le terme imaginaire se trouve être d’un emploi très rare et constitue alors une notion philosophique, non seulement utilisée par diverses sciences humaines mais aussi par nombre de disciplines littéraires.

 

En ce dernier sens, l’imaginaire rappelle le statut, le mode d’existence du contenu de certaines représentations. L’imaginaire apparaît alors comme le laboratoire du mouvement constant de l’imagination génératrice de tous les Arts : il est à la source de la faculté de former les images fournies par la perception.

Il est bon de considérer l’imaginaire comme la structure a priori de toute l’activité productrice de l’imagination collectée par l’Esprit Universel : la structure au regard de l’effectuation de certaines possibilités de la structure. Il est tentant mais pas suffisant de rendre compte d’une structure imaginaire à partir du réel.

L’imaginaire, spontanéité créatrice de l’imagination est transcendantale : il s’agit alors d’une condition sine qua non a priori de l’expérience humaine du monde. Dans cette hypothèse, il faut aborder le monde dans l’activité contemplative comme dans l’action de façonner, et remonter à la source de manière à puiser la quintessence du Bon et du Beau de l’Art caché dans les profondeurs abyssales de l’Ame humaine.

Marie F.

 

May 10

La Vérité est-elle permanente ou inconstante ?

 

 Gottfried Wilhelm von Leibniz

           1646-1716

1730651912.jpgTandis que la réalité est par définition indépendante de l’homme, la vérité est toujours de l’ordre du discours ou encore de la représentation.

Préoccupation essentielle de la recherche philosophique, la vérité n’est ni un fait ni un donné. Platon (427-347), philosophe de la Grèce Antique illustre à merveille cette idée selon laquelle d’une part, l’effort de l’esprit humain pour parvenir à une authentique vérité peut être couronné de succès.

 D’autre part, la vérité ne peut-être cette vérité que celui qui l’énonce, répète comme un perroquet, un savoir qu’il croit être vrai. Socrate en effet, en son temps déclarait que la vérité ne s’enseigne pas comme on remplit un vase vide ; connaître la vérité, c’est un véritable accouchement de l’esprit : la chercher au fond de soi et se l’approprier.

Troisième part, d’après Platon, la vérité se définit par sa permanence et son universalité par opposition à la relativité et l’inconstance des opinions humaines.

A la question, comment reconnaît-on la vérité ? Nombre de philosophes classiques ont subi ou suivi Descartes et répondent à l’évidence des idées vraies. Mais qu’est ce que l’évidence ? Pour Descartes, seule l’intuition c’est-à-dire l’évidence et la déduction peuvent conduire à la vérité. L’ordre des idées vraies procède donc d'un modèle : l’ordre géométrique formalisé par Euclide (IV-III siècle av. JC) dans les Eléments de géométrie.

Ce critère cependant,  se heurte à deux objections formulées par Leibnitz : s'agissant de la première objection, l’évidence est un critère peu fiable car trop subjectif par le fait que quelle que soit la représentation d’une idée, elle s’accompagne toujours d’un sentiment de certitude mais quel crédit accorder à ce sentiment ? S'agissant de la seconde objection, elle résulte du développement des sciences expérimentales qui découlent de l’observation des faits. Il est peu probable d’analyser le monde physique comme un système mathématique et en déduire ses lois à partir d’axiomes évidents.

In fine, pourquoi rechercher une vérité qui peut-être celle de l’un ou de l’autre ? Donc il y aurait des vérités et non point une vérité. La vérité ne relève-elle pas avant tout d’un seul et unique choix ? Celui de notre liberté.

Marie F.

 
May 01

Thomas Hobbes et le monstre terrestre : le Léviathan

 

     Thomas Hobbes 

      1588-16791045094791.jpg                         

Philosophe matérialise-nominaliste anglais, Thomas Hobbes se trouve dans l’obligation de s’exiler en France en 1640. De faits, les guerres civiles en Angleterre opposent le Parlement au Monarchistes et aboutissent à la Révolution de 1648 avec notamment la décapitation du roi Charles 1er.

 

Pendant son exil qui durera plus de 10 ans, Thomas Hobbes publie le Du citoyen (De cive) et son ouvrage majeur, le Léviathan.

 

Considéré par ses pairs comme l’un des premiers penseurs de l’Etat moderne, Thomas Hobbes élabore « une théorie rationnelle » du pouvoir dans le Léviathan. Partant de la science morale et politique, le philosophe applique les principes de la physique mécanique à l’étude de l’homme et de la société.

Dans le texte biblique, la puissance terrestre de Léviathan est évoquée pour signifier dans quelle mesure la puissance céleste de Dieu surpasse et domine toute créature, même la plus terrifiante. Le terme Léviathan repris par Hobbes au XVIIè siècle, désigne l’Etat et sa puissance. Il nomme l’Etat Léviathan, non pas ce que ce dernier a d’effrayant, mais au contraire pour en faire un Dieu mortel : l’Etat est Léviathan parce qu’il s’agit d’un "homme artificiel", doué d’une "âme artificielle", en d’autres termes la Souveraineté populaire. L’Etat est Léviathan non seulement parce qu’infiniment plus puissant mais aussi plus raisonnable que les individus livrés à eux-mêmes.

Marie F.

 

April 18

Condillac ou la noblesse de la philosphie française

 
 
Etienne Bonnot de Condillac

         1715-1780

1068566532.jpgPhilosophe de la noblesse de robe,  Etienne Bonnot de Condillac (1715-1780) se destine à une vie religieuse, mais il renonce au sacerdoce pour n’en conserver que le titre. In fine il se consacre tout particulièrement à la réflexion, à la philosophie mais aussi à la vie mondaine de son époque.

 Contre les idées rationalistes de René Descartes (1594-1650), la pensée philosophique de Condillac se compose notamment des idées empiristes de John Locke (1632-1704).

L’apport philosophique de Condillac réside en l’occurrence, dans le rôle fondamental du langage non seulement dans la manière d’exprimer les idées mais aussi dans leur élaboration. Ainsi, les signes du langage sont une construction humaine arbitraire qui assurent la transition des idées directement issues de la sensation aux idées complexes et abstraites de l’entendement et de l’imagination.

Nominaliste, Condillac affirme que le langage sert de fondement à l’organisation du savoir. Quant-à la science, elle se définit par rapport à ce savoir. En effet, le philosophe prétend de facto fournir une analyse complète de la façon dont se construit l’esprit sans présupposer une activité propre et spontanée de l’esprit dont il s’agit.

Marie F.

 

April 16

La postérité finit toujours par avoir raison

 

Pierre de Ronsard

     1524-1585

413215102.jpgLa postérité finit toujours par avoir raison et, dans le cas de Ronsard, c’est plus vrai encore.  En effet, après avoir été dédaigné pendant tout le 17è siècle et alors que le 18è l’a ignoré, le 19è l’a réhabilité. En effet l’école romantique, tout éprise qu’elle était du moyen-âge, et malgré les différences qui la séparaient des poètes de la Pléiade, disciples de l’Antiquité, voulut redonner à Ronsard la place qu’il mérite.

En fait, Ronsard fut surtout une victime de Malherbe et Boileau qui trouvaient que ses poèmes, véritables petites pièces aux rythmes libres et variés, manquaient de naturel et de simplicité par comparaison, par exemple, avec Du Bellay aux sentiments plus personnels et plus profonds. Mais quand le talent et le génie se côtoient, ils finissent toujours par triompher malgré la sévérité des critiques de ceux qui en sont moins bien pourvus, et c’était le cas de Malherbe.

Depuis le 19è siècle, la gloire de Pierre Ronsard semble s’être encore accrue, et il ne s’en faut guère pour que de nos jours on replace le poète vendômois au rang qui était le sien au début de sa carrière. A cette époque, Ronsard avait conquis les suffrages de presque tous ses contemporains, et sa gloire ne fit que croître jusqu’à la fin de sa vie, au point que les personnages  les plus considérables de son temps se firent ses panégyristes. Il fut notamment distingué par le roi Charles IX, la reine Elisabeth et Marie Stuart, qui tous lui donnèrent des marques de leur bienveillance.

Aujourd’hui, et c’est heureux, il n’y a donc plus de débat sur la qualité de son œuvre. Nous aurions presque tendance à dire en parlant du 16è siècle, « le Siècle de Ronsard ». Certaines parties de ses Hymnes et de ses Discours  sont d’une abondance épique ou oratoire vraiment entraînante. Mais rien ne saurait surpasser la grâce de quelques odes légères, de quelques élégies, de quelques sonnets qui sont demeurés ses pièces les plus célèbres. Existe-t-il quelque chose de plus beau dans la poésie que les Amours de Cassandre, les Amours de Marie ou les Sonnets pour Hélène ? Assurément non.

Marie F

 
 

Un personnage hors du commun : Madame de Maintenon

 
Madame de Maintenon
      1635 - 1719
2° épouse de Louis XIV

 

1313531320.jpgVous avez dit une dame de lettres ?

« Vous parlez à vos enfants avec une sécheresse, un chagrin, une brusquerie qui vous fermera tous les cœurs ; ils faut qu’elles sentent que vous les aimez, que vous êtes fâchée de leurs fautes  pour leur propre intérêt, et que vous êtes pleine d’espérance qu’elles se corrigeront ; il faut les prendre avec adresse, les encourager, les louer, en un mot il faut tout employer, excepté la rudesse ». Voilà quelques phrases que l’on croirait tirées d’un précis d’éducation qui pourrait très bien avoir été écrit récemment, si le style ne venait contredire l’affirmation.

De qui sont ces phrases ? D’une dame qui a marqué son siècle, même s’il est assez difficile de mesurer exactement l’influence qu’elle put exercer sur les affaires politiques et religieuses de son époque. D’une dame douée d’un esprit solide, sinon très élevé, habituée à compter avec les difficultés de la vie dans sa jeunesse, qui a consacré le meilleurs de son temps et de ses soins à la fondation et à la direction de cette maison de Saint-Cyr, où devaient être élevées gratuitement deux cent cinquante jeunes filles nobles… et pauvres.

Les demoiselles de Saint-Cyr ont-elles-mêmes conservé ses Entretiens, véritable  recueil de conseils s’appuyant  sur les souvenirs personnels de l’auteur. Ce dernier a aussi écrit quelques œuvres, notamment ses Conversations et ses Proverbes, sortes de dialogues et de petits drames moraux, et ses Lettres, dont un très grand nombre sont relatives à Saint-Cyr ou à l’éducation des filles.

 Ces œuvres  ne lui assurent sans doute pas une place parmi nos plus grands écrivains, d’autant qu’ils furent à la fois très nombreux et très brillants durant son siècle, mais elles nous obligent  à dire que nul pédagogue ne s’est montré plus libre de tout préjugé systématique ou romanesque. Nul n’a eu plus qu’elle le sentiment de la réalité, et ne s’est plus attaché à fonder toujours sur l’expérience des enseignements plus empreints de modération et de bon sens.

Mais qui était donc ce personnage dont on dirait de nos jours qu’elle fut la première dame de France, terme tellement galvaudé aujourd’hui ? Françoise d’Aubigné, marquise de Maintenon qui, un peu plus d’un an après la mort de la reine Marie-Thérèse, épousa en grand secret Louis XIV.

Marie F.

 

 

François Rabelais :un personnage contrasté, mais aussi un grand écrivain

 

François RABELAIS

1495 - 1553

592489860.jpg

Né en Touraine on ne sait pas exactement  en quelle année (entre 1483 et 1495), mort en 1553, François Rabelais est souvent considéré comme une grande figure de son siècle. Une partie de sa vie est obscure, on l’a déjà constaté à propos de sa naissance, mais nous savons  qu’entré tôt dans les ordres il se concilia des amitiés et des protections illustres. Nous savons  également qu’ayant beaucoup voyagé, puisqu’on le trouve à Poitiers, Montpellier, Lyon, Paris, Rome, il a aussi beaucoup étudié, amassant une somme considérable de connaissances, exerçant même la médecine avec autorité.

Toutes ces occupations ne l’ont pas empêché de rédiger le grand ouvrage qui le fera passer à la postérité, Pantagruel puis la Vie de Gargantua père de Pantagruel.  L’histoire de ses gigantesques héros n’est pour Rabelais qu’un prétexte lui permettant sous des apparences bouffonnes,  de nous laisser un tableau encyclopédique des connaissances de son temps. Contemporain des prémices de la Renaissance, applaudissant des deux mains à ce réveil de l’esprit humain, Rabelais n’a quand même pas rompu avec les traditions artistiques du moyen-âge, dont il reproduit les conceptions énormes et désordonnées.

L’abondance immodérée, la prodigalité touffue et l’exubérance sont la première marque de son œuvre. Son comique touche au grotesque, pour ne pas dire au grossier et à l’obscène. Son vocabulaire est intarissable comme sa fantaisie, mais a contrario les enseignements qui ressortent de ce roman fleuve sont à la fois justes, sages et prudents. L’œuvre de Rabelais est donc un curieux assemblage de qualités très diverses, pour ne pas dire opposées.

Il est lui-même  considéré comme un être joyeux, mais aussi raisonnable, avec lequel les âmes délicates et généreuses auront toutefois du mal à sympathiser entièrement. Son esprit était ouvert aux plus nobles jouissances, respectueux des vérités de la philosophie et de la religion, mais également aux plaisirs les plus vulgaires, considérant que la sagesse consiste surtout à suivre la nature sans jamais la contrarier.

Marie F.

 

March 09

Sur les ESSAIS de Montaigne et sur Montaigne lui-même

 

 

180075966.jpgS’il est un auteur qui a suscité la controverse, c’est bien Montaigne ou Montagne ainsi que l’écrit La Bruyère ou encore Malebranche. Ce dernier est un de ceux qui ont le plus blâmé Montaigne. Il lui reproche surtout la complaisance païenne avec laquelle il s’observe lui-même et se propose à l’attention de ses lecteurs, tel que la nature l’a fait. C’est l’usage et l’abus dans son livre majeur, les Essais, de ce « moi haïssable », suivant le mot de Pascal dans les Pensées.

En cela Malebranche est du même avis que les écrivains de Port-Royal. « Le sot projet qu’il a de se peindre ! » dit Pascal en parlant de Montaigne, en regrettant que personne ne l’ait averti « qu’il parlait trop de soi ». Les auteurs de la Logique de Port-Royal lui adressent le même reproche dans le long passage qu'ils consacrent à la critique de Montaigne.

Bossuet dans le Sermon pour la fête de tous les saints a aussi attaqué Montaigne, mais par un autre côté : c’est à son système qu’il en veut et plus encore au mépris qu’il affiche pour la raison humaine. Il est vrai que Montaigne, et cela ne pouvait plaire à Bossuet, n’a cessé d’affirmer la faiblesse de la raison humaine. Il la décrit  orgueilleuse et la défiance qu’elle lui inspire, réserve faite  des vérités de la foi, rend d’avance Montaigne hostile à tout dogmatisme.

Nonobstant ces remarques ou critiques, fussent-elles de grands écrivains, Montaigne reste un des maîtres de la pensée française et l’un de ces esprits qui ne laisse personne indifférent. Certains l’ont lu et admiré comme Madame de Sévigné ou La Bruyère, d’autres l’ont vivement combattu comme Arnauld, Nicole, Malebranche, sans oublier Pascal qui s’en est aussi inspiré. Aujourd’hui, partisans et adversaires de sa doctrine, s’accordent  à regarder Montaigne comme un des maîtres de la prose du XVIè siècle, parce que toutes les questions dont il a traité intéressent la conduite de la vie.

Marie F.

 

March 02

Le nationalisme ou le genre humain sacrifié à des fins économiques

 

Le concept de nation est une idéologie moderne. En effet, au Moyen Age, le sentiment d’appartenir à une communauté était perçu comme étant celui de la petite société d’un village ou de la communauté dans laquelle on vivait. Après la Renaissance, les Etats se constituent non seulement en tant que Nations et, l’imprimerie y aidant, une forme de pensée et des usages linguistiques communs se forment très lentement mais aussi par ailleurs une conscience nationale.

C’est en définitive au cours du XVIIIème siècle et au sein de l’élite lettrée, que se diffuse le discours de la nation. En France, l’un des plus anciens Etats d’Europe, le maître mot devient la Nation dans la Révolution naissante. La Nation existe avant tout, sa volonté est celle du peuple, elle est à l’origine de tout parce que cette dernière est toujours légale selon l’abbé Sieyès, l’un des théoriciens important de la vie politique de l’époque.

C’est à partir du nationalisme allemand qui résulte de la domination de l’Empereur des Français de l'époque, à savoir Napoléon 1er qui a pour projet de construire une Europe centrée sur la France  et de ce fait, le premier personnage de l’Etat Français est perçu comme un puissant et dangereux conquérant par toutes les autres nations européennes. Le sentiment national prend forme en premier lieu en Espagne, en second lieu en Allemagne, et enfin en troisième lieu dans le reste des nations européennes.

Nonobstant, le napoléonisme se répand dans le monde mettant en péril les monarchies multiethniques, jetant ainsi les bases d’une unité nationale en France. De facto, l’affirmation des nationalités participe de la liquidation des anciens régimes européens au profit non seulement de la Révolution Française de 1789, mais aussi dans d’autres pays.

Dans un autre contexte, la dérive du nationalisme allemand de la seconde guerre mondiale alerte l’opinion publique, mais un peu tard car l’on connaît le désastre qui en a résulté. Mais qui sont les nazis d'aujourd'hui ? Fort heureusement, le nationalisme qui se veut révolutionnaire à l’origine, devient conservateur et de ce fait exclut les minorités malheureusement,  mais intégrant la majorité décidée à prendre part à la sauvegarde de la Nation. En l’occurrence la France d'aujourd’hui concernée par ses origines multiethniques  ne semble pas vouloir se reconnaître dans la Nation qui est la sienne,  de par sa religiosité aussi variée que complémentaire (le christianisme, l'islam et le judaïsme), critère fondamental aussi de l'unité de la Nation française. Enfin, un  autre critère aussi fondamental que le précédent est à ajouter : le critère économique. En effet, le nationalisme devrait pouvoir intégrer aussi l'économique du fait de la mondialisation qui sévit depuis quelques décennies sur notre planète. En d'autres termes, les critères fondamentaux qui sont à retenir aujourd'hui sont :  la langue,  l'histoire, la religion et l'économie d'une Nation unie.

En conclusion, la France d'aujourd'hui  devrait peut-être prendre conscience que l’Unité de la Nation française, qui est fondamentale, non seulement en intégrant tous ces critères, mais aussi en préservant et en reprenant des parts de marchés dans le Monde d'aujourd'hui  où l'argent qui n'est pas roi, reste le seul critère qui ne doit  être pris en considération qu'à sa juste mesure.

Marie F.

 

February 17

NAPOLEON : le personnage le plus controversé de l'Histoire française

 

 

Bonaparte, Premier consul, par Jean Auguste Dominique IngresNapoléon ou Le Destin d’un Grand Homme de l’Histoire française : né en 1769 dans la très petite noblesse d’Ajaccio, Bonaparte se retrouve général sous la Révolution française de 1794 à 1799, (alors que ces grades supérieurs sont habituellement réservés à la haute aristocratie française) pour ensuite devenir Premier Consul de 1799 à 1804. Enfin Empereur des français de 1804 à 1814, il meurt en 1821 à Saint-Hélène, déporté par les Anglais en 1815.

Un personnage controversé du fait de ce destin exceptionnel qui continue d’interroger nombre d’historiens mais aussi nombre d’écrivains admirateurs du mythe napoléonien.

 

Napoléon demeure en effet le personnage le plus controversé de l’histoire française : égocentrique, cynique, méprisant à l’égard du genre humain, il n’attire guère la sympathie tel que le décrivent tous les historiens. Néanmoins, ces derniers déclarent qu’il demeure un génie parmi les génies de tous temps et il est difficile de ne pas le reconnaître non seulement sur un plan militaire mais aussi sur un plan politique. Cependant il faut retenir de l’histoire que chaque historien rapporte sa propre vérité toujours plus ou moins nuancée. Ainsi par exemple, certains voient Jules César non pas très beau et d’autres le disent charmant et sans contexte belle homme.

 

Mais encore lorsque Bonaparte prend le pouvoir en 1799, le régime de la première République est en faillite ou presque. A juste raison Bonaparte, ne restaure pas l’Ancien Régime, mais instaure une dictature et paradoxalement sauve l’œuvre de la Révolution : les Valeurs Révolutionnaires qui sont encore un pan important jusqu’à nos jours dans l’histoire de France.

 

Pour conclure, le destin d’un génie quel qu’il soit, homme ou femme demeure toujours une interrogation. Pour ce qui me concerne, mon unique question sera la suivante : ce génie est-il enviable ???

 

 

Marie F.

 

 

 

February 13

Qu'est-ce que l'évolution des espèces

 
 
Henri-Louis Bergson
     1859-1941
 

bfd50e1dc0199908a9b8af3f6d70b4ff.jpgDans un sens général, il s’agit d’une évolution continue et lente comportant un certain nombre d’étapes et s’effectuant dans un sens déterminé.

Henri-Louis Bergson en l’occurrence, définit l’évolution comme étant un élan, une puissance génératrice de formes vivantes indéfiniment renouvelée : une évolution créatrice.

S’agissant de la biologie, le processus par lequel, au cours des âges, se succèdent et s’engendrent tout en variant, les espèces animales et végétales.

L’évolution est en tout état de cause à mettre en relation avec la temporalité des choses et des êtres. Parce que l’Univers, dans la mesure où il ne coïncide pas une fois pour toutes avec lui-même, se trouve comme soumis à la contrainte d’être en état de changement permanent.

Cependant, la signification somme toutes commune du terme est biologique. Charles Darwin quant à lui définit l’évolution pour l’essentielle en ces termes : tous les êtres vivants, y compris les êtres pensants, sont le résultat d’une longue série de transformations qui a conduit à la diversification des espèces, par filiation à partir des formes élémentaires.

Cette théorie semble toutefois emporter l’adhésion de nombre de savants. Nonobstant, elle continue de diviser le monde savant à bien des égards.

Marie F.

 

February 08

Kierkegaard : L’angoisse face au Choix

 
 
Soren Kierkegaard
      1813-1855

ff7a9a061302e8eb577978a0a27a2102.jpgAu 19ème siècle, le penseur danois Soren Kierkegaard (1813-1855) rappelle aux hommes l’importance capitale de la vie sur terre, à savoir l’existence en elle-même. Il s’oppose tout particulièrement contre les prétentions systématiques de la philosophie de Hegel (1770-1831). Et c’est parce qu’il est nécessaire de noter, que lorsque l’homme ou la femme s’abandonne aux constructions plus ou moins objectives de la philosophie, et s’imagine penser comme Dieu, il en oublie l’essentiel, que son destin suprême est seulement d’exister.

 

A toutes spéculations éloignées de l’existence, Kierkegaard oppose la foi chrétienne dans sa vraie signification. Selon le philosophe, la foi ne peut pas rapprocher la femme ou l’homme de Dieu, au contraire elle ne peut que les en éloigner de manière définitive. Kierkegaard nous rend compte de l’épisode de la Bible où Dieu demande à Abraham desacrifier son fils Isaac. Rien ne peut justifier la décision d’Abraham qui était sur le point de sacrifier son fils, un sacrifice cruel à mon sens.

 

La question qui se pose à nous en l’occurrence est la suivant : Dieu a-t-il réellement voulu le sacrifice de cet enfant, ou a-t-il voulu simplement éprouver le bon sens d’un père et le mettre face à sa responsabilité de père ? C’est en effet, une interprétation qui semble-t-il n’a pas effleuré un instant l’esprit de cet homme simple qu’était Abraham puisque de fait historique, Dieu a finalement épargné le jeune enfant.

 

En ce qui me concerne, un tel Dieu ne peut exister, car Dieu ne peut exiger un tel sacrifice. Il est avant tout un guide spirituel pour ses enfants puisque l’humanité pense qu’il est à l’origine de toute chose sur Terre et dans l’Univers. Ainsi, un Bon Père se doit d’abord et avant tout de donner l’exemple à ses enfants, car Dieu ne peut qu’aimer ses enfants pour les avoir façonnés et créés à son image.

 

Enfin, pour conclure, non pas sur un épisode du Nouveau Testament mais celui de l’Ancien Testament puisqu’il s’agit ici d’invoquer le Dieu d’Abraham, à mon humble avis le Dieu d'Abraham a voulu simplement démontré à son serviteur, que face à un choix crucial, il faut toujours faire le Bon choix en toute circonstance selon sa propre conscience.

 

Marie F.

 

 

 

 

January 31

L'Ethique ou le dogme d'une vie

 

  Geroges WF. Hegel

       1770-1831

f3d30e6b37eb0a41164ce4ad196af653.jpgDans un sens général, l’éthique est synonyme de morale, c’est-à-dire l’art ou la pratique ayant pour fin la vie bonne et heureuse. Dans une autre acception, il s’agit d’une doctrine ayant pour objet la détermination des fins de l’existence humaine. Enfin, l’éthique peut-être aussi la réflexion ou le travail théorique portant sur des questions de mœurs ou de morale.

 

Aristote quant à lui définit l’éthique comme étant la science pratique ayant pour objet l’action de l’homme en tant qu’être de raison et ayant pour fin la vertu dans la conduite de la vie.

 

Pour ce qui concerne Hegel, la vie éthique est la réalisation effective de l’idée du bien à travers la volonté mais aussi à travers le monde extérieur dans la mesure où ce dernier est marqué par les œuvres de la volonté, à savoir les mœurs en tant que telles.

 

S’agissant des philosophes de la Grèce antique, ils expriment l’éthique comme étant un élément étroitement lié aux us et coutumes qui stigmatisent dans une société donnée non seulement les finalités mais aussi les valeurs inhérentes aux actions humaines. Ainsi mœurs et coutumes deviennent chez l’être humain une seconde nature sous forme de dispositions constantes.

 

En l’occurrence, l’éthique signifie à juste raison l’existence de chacun d’entre nous dans un monde donné. En d’autres termes, la vie qui nous est octroyée pour une fin déterminée, celle de s’épanouir à travers sa propre définition du Bonheur car seule en vérité l’action de chacun d’entre nous mais uniquement à titre individuel peut nous conduire à clarifier les éléments qui nous sont fournis à travers les mots qui sont la science de la vie effective.

 

Marie F.

 

January 08

Le Désir : le Tonneau des Danaïdes de Platon

 
 
  Epicure

341-270 av. JC

3fc69cf70299e1a6c5dd01f7536aa7d9.jpgLa philosophie classique a souvent considéré le désir comme une  problèmatique sans doute par sa nature contradictoire ou somme toute ambiguë. Et c’est parce que le désir est à la recherche d’un objet que l'agent veut satisfaire, qu'il est donc accompagné d’une souffrance, sentiment de frustration, et représente à tout le moins, un manque, une privation.

En effet, le désir à peine assouvi semble renaître aussitôt, refusant ainsi toute satisfaction. Ainsi le désir entretient une relation ambivalente avec l’objet  tant convoité : le désir veut à la fois être satisfait et ne veut pas être satisfait. Il lui semble  effectivement, que tout va s’arrêter dès l’instant où l’objet tant voulu est obtenu. Le sujet en manque pense qu’il en va de son avenir, et c’est pourquoi, il est toujours à la recherche de l’objet désiré du moment. La problématique reste toutefois insoluble dans la mesure où le désir de l'agent, est la volonté de vivre à travers  quelque objet, élément de sa convoitise. C’est la raison pour laquelle, il faut examiner à mon avis le seul point fondamental , à savoir le désir confronté à la sagesse.

Le désir pour ma part, est tel qu’il ne peut-être comblé à l’instar du tonneau percé des danaïdes de Platon, toujours vide, impossible à remplir. Dans ces conditions, l'agent n’est-il pas toujours condamné à  désirer, c’est-à-dire à vouloir sans cesse à l'infini et en conséquence, à demeurer dans l’agitation.

A cette question, deux écoles célébrissimes, le stoïcisme et l’épicurisme ont cherché à résoudre cette difficulté en proposant la morale du renoncement et ou, en tout état de cause la Justice, et voient dans l’usage réglé des désirs, la condition sine qua non du bonheur.

S'agissant de l'analyse ci-dessus exposée, il faut en conclure que le désir doit avant tout être une volonté morale sans faille, à savoir la mesure en toute chose.

Marie

 

January 02

La violence : un fait de société

   
      Jean-Jacques Rousseau
               1712-1778
Jean-Jacques Rousseau, Pastel de Maurice Quentin de La Tour, 1753 La violence rend impossible l’existence d’une communauté humaine paisible et heureuse. Néanmoins, condamner la violence ne supprime pas sa réalité. C’est la raison pour laquelle il faut se poser la question de savoir si la violence n’a pas pour origine un manque de cohérence dans l’organisation de la vie sociale.
 

L’homme capable de démesure, peut ainsi se laisser aller à la violence et manquer de discernement du fait de ses passions. Peut-on pour autant le condamner ? Cela va sans dire la réponse est négative. Selon Jean Jacques Rousseau l’homme est bon par nature mais c’est la société qui le corrompt.

De fait, l’organisation sociale elle-même peut-être invoquée comme la raison suffisante de la violence parmi les hommes. Si l’homme avait de quoi satisfaire ses besoins, il ne serait pas animé par la volonté de faire le mal. La société en effet, produit des inégalités entre les hommes, qui trouvent dans la violence une manière d’exprimer leur ressentiment contre elle. La violence est assurément engendrée par la société, seul recours pour l’homme de se faire entendre auprès de cette société, qui reste indifférente à sa souffrance.

Pour la philosophie, la violence n’est pas une fatalité. L’homme en effet, est un être doué de raison et peut par conséquent vivre dans un monde de paix, à la seule condition d’effacer les inégalités sociales entre les hommes. Pour se faire, il nous faut penser non seulement le meilleur des régimes politiques, mais aussi voter pour des hommes politiques capables de faire passer l’intérêt général avant l’intérêt particulier. Ces hommes politiques doivent posséder une seule vertu : l’honnêteté.

Marie

 

 

December 30

La liberté : mythe ou réalité

 

          Baruch Spinoza                 Gottfried Wilhelm von Leibniz

            1632-1677                                    1646-1716

Portrait de 1665 tiré de la Herzog-August-Bibliothek 

 

La liberté, si difficile à définir, constitue pour chacun d’entre nous une expérience fondamentale.

Etre libre, cela signifie en premier lieu ne pas être empêchée de faire ce que l’on veut, par exemple dire sans crainte ce que l’on pense. Ainsi, la liberté est conçue comme l’absence de toute contrainte extérieure. Est-ce à dire pour autant que l’homme est libre de toutes contraintes morales ?

 

Aux sources de nos origines, la liberté est la libre condition de l’homme qui n’est pas esclave ou prisonnier. De facto, la liberté est d’abord un statut social et politique garantie pas un ensemble de droits, de devoirs et parce que l’homme est un animal politique vivant nécessairement dans une société donnée.

 

Ensuite, la liberté a été établie par les philosophes et les théologiens comme étant un comportement individuel purement moral. Certains philosophes en effet, se sont efforcés de penser la liberté indépendamment de toute condition extérieure. Le sage en l’occurrence, parce qu’il a réussi précisément à se détacher de tout ce qui n’est pas en son pouvoir, ne dépend que de lui-même et ne connaît ni la souffrance ni la contrainte. Il a donc choisi d’être indifférent à la souffrance du monde. En l’espèce, la liberté est alors perçue comme l’état idéal de l’être humain, qui atteint la sérénité par la maîtrise de ses passions et par l’intelligence de la Nature.

 

Désormais pour toute la philosophie classique, notamment Spinoza et Leibniz, la liberté signifie l’indépendance intérieure et la capacité morale de se déterminer par les seuls conseils de la raison et de l’intelligence non dévoyée par les passions.

 

Enfin pour conclure, se détacher du monde à l’instar du sage ou de la philosophie classique, reviendrait à dire qu’il faut être indifférent à toute souffrance, à celle d’un membre de sa famille, de son voisin ou encore du quidam qui passe. Etre sage, à tout le moins, c’est avant tout être concerné par le monde dans lequel on vit.

 

Marie F.

 

 
 
 
December 28

L’opinion n'est-elle qu'une simple représentation de l’esprit

 

Le Petit Larousse définit l’opinion comme étant un jugement, un avis émis sur un sujet. Communément, il semble que ce soit la manière de penser la plus répandue dans une société c’est-à-dire celle de la majorité du corps social.

S’agissant de la philosophie, l’opinion est un jugement sans fondement rigoureux dans la mesure où il est défini de façon abusive avec l’apparence d’un savoir.

L’opinion pour ma part, s’accompagne de conviction. On ne saurait, en effet, se forger des opinions sans être convaincu. De plus, si toute opinion entraîne la conviction et cette dernière la persuasion, la persuasion, de son côté, entraîne la raison. Or, l’ignorance est effectivement pourvue de représentation, mais pas de raison.

Pour expliquer ma thèse, deux suppositions sont nécessaires. La première est que l’opinion, initialement conforme à la sensation et perçue comme vraie pour cela, a été modifiée à juste raison (croire par exemple qu’une personne manque de bon sens aujourd’hui du fait de sa maladie mentale passée), mais n’a pas été oubliée, puisqu’elle forme toujours avec la sensation, la représentation fausse.

La seconde supposition est que ce n’est pas l’opinion qui a changé, mais le sujet (le soleil) ou la sensation qu’on en a, et cela à notre insu ; de telle sorte que, vraie au départ, l’opinion est devenue à la fois vraie et fausse à l’arrivée : vraie parce qu’elle s’est maintenue, sans la sensation, et fausse parce que le sujet ayant changé, elle forme, avec la sensation nouvelle, le complexe de la représentation !

Pour conclure, en ce qui me concerne, il suffit de prendre conscience des changements qui affectent notre comportement à notre insu et avec raison.

 

Marie

December 20

Aristote et sa définition du bonheur

 

 384-322 av.JC

ffda658efca10ea33330499e612506eb.jpgLa question qui se pose à Aristote est la suivante : quel est pour l’homme, le Souverain Bien, c’est-à-dire ce qui est à rechercher pour soi et non comme moyen en vue d’une autre fin ?

La notion de bonheur est complexe en elle-même. Cependant il semble peut-être aisé de définir le Bonheur comme une aspiration commune à tous. Mais qu’est-ce que le Bonheur ? Dans bonheur, il y a le terme bon qui suggère l’idée d’un bien. Mais de quelle nature est ce bien ? S’agit-il de l’agréable ou du bien moral ? Le bonheur est-il la fin la plus haute que l’homme puisse rechercher, ou bien en est-il d’autres, comme la justice ou encore la liberté notamment, qui le surpasse en valeur ? Le bonheur est-il le Bien suprême ?

La réponse d’Aristote est toute autre. Le bonheur pour lui, consiste dans la réalisation de sa nature, c’est-à-dire dans l’exercice de la vertu. Or, la vertu propre de l’homme, qui est doué de raison, est l’aptitude à la vie raisonnable. Cette vertu est une disposition acquise par l’habitude, ce qui suppose volonté et responsabilité.

D’après Aristote, la vie raisonnable n’est possible que dans la cité. En effet, l’homme étant naturellement fait pour vivre en communauté, est un animal politique et la cité est la forme la plus haute de la vie sociale.

Il est vrai qu'il est bon de croire que le Bonheur est le Bien suprême, mais de quelle nature est ce Bien ? Il s'agit bien entendu du bien moral. En d'autres termes de la la Justice c’est-à-dire la juste mesure en toute chose.

Marie F.

 

 

Platon : la Vérité, une recherche commune et rationnelle

 
 

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L'oeuvre de Platon est constituée de dialogues, exigence philosophique essentielle. Parce que la Vérité, objet d'une recherche commune et rationnelle n'est atteinte que grâce à une dialectique : l'art méthodique de s'interroger et de répondre aux problèmes de société.

La Pensée elle-même, nous dit Platon, n'est somme toute qu'un dialogue intérieur de l'Ame avec elle-même.

Le dialogue en effet, institue entre les hommes un rapport fondé sur la raison et non point sur la violence : le discours rationnel a ses propres lois, communes à tous, et cela va sans dire, préférables à la loi du plus fort.

Nonobstant, Platon oppose le dialogue philosophique fondé sur la recherche commune et sincère de la vérité, au discours des sophistes qui, dans la cité démocratique d'Athènes, n'apprenait qu'à se rendre maître de l'opinion, sans égard aucun, pour la vérité.

Pour ce qui me concerne, la société démocratique d'aujourd'hui n'est en rien différente de la cité d'Athènes. En d'autres termes, deux mille quatre cents ans les séparent, mais rien n'a changé. Pourtant, l'Homme est soi-disant l'animal le plus intelligent de tous les êtres sur terre...

Marie F.