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MARIE ESCATAFALPhilosophie, Littérature, Histoire
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June 26 Friedrich Ludwig Frege Gottlob : les Fondement de l'arithmétiqueFriedrich Ludwig Frege Gottlob 1848-1925
Dans les Fondements de l’arithmétique, Gottlob Frege défend une thèse logiciste selon laquelle l’arithmétique et l’algèbre sont réduit à la logique. Les concepts de l’arithmétique se déduisent pour ce qui les concerne des fonctions logiques élémentaires. Quant aux règles de l’arithmétique, elles se déduisent des lois plus fondamentales de la logique. Ainsi, contrairement à ce qu’affirme Emmanuel Kant (1724-1804), l’arithmétique est une science analytique a priori, ce qui est vrai aussi de l’algèbre mais non de la géométrie. De facto, le logicisme de Frege ne porte pas sur les mathématiques dans leur ensemble. Par ailleurs, l’analyse du langage proposée par Frege est surtout connue par la distinction établie entre le sens et la dénotation : la dénotation est l’objet auquel fait référence le sujet. En revanche le sens est le mode de donation de la dénotation. Par exemple, l’étoile du matin et l’étoile du soir ont des sens différents mais la même dénotation, l’astre Vénus. Marie F. May 26 L'imaginaire n'est-il qu'un simple substantif ?
En ce dernier sens, l’imaginaire rappelle le statut, le mode d’existence du contenu de certaines représentations. L’imaginaire apparaît alors comme le laboratoire du mouvement constant de l’imagination génératrice de tous les Arts : il est à la source de la faculté de former les images fournies par la perception. Il est bon de considérer l’imaginaire comme la structure a priori de toute l’activité productrice de l’imagination collectée par l’Esprit Universel : la structure au regard de l’effectuation de certaines possibilités de la structure. Il est tentant mais pas suffisant de rendre compte d’une structure imaginaire à partir du réel. L’imaginaire, spontanéité créatrice de l’imagination est transcendantale : il s’agit alors d’une condition sine qua non a priori de l’expérience humaine du monde. Dans cette hypothèse, il faut aborder le monde dans l’activité contemplative comme dans l’action de façonner, et remonter à la source de manière à puiser la quintessence du Bon et du Beau de l’Art caché dans les profondeurs abyssales de l’Ame humaine. Marie F.
May 10 La Vérité est-elle permanente ou inconstante ?Gottfried Wilhelm von Leibniz 1646-1716
Préoccupation essentielle de la recherche philosophique, la vérité n’est ni un fait ni un donné. Platon (427-347), philosophe de la Grèce Antique illustre à merveille cette idée selon laquelle d’une part, l’effort de l’esprit humain pour parvenir à une authentique vérité peut être couronné de succès. D’autre part, la vérité ne peut-être cette vérité que celui qui l’énonce, répète comme un perroquet, un savoir qu’il croit être vrai. Socrate en effet, en son temps déclarait que la vérité ne s’enseigne pas comme on remplit un vase vide ; connaître la vérité, c’est un véritable accouchement de l’esprit : la chercher au fond de soi et se l’approprier. Troisième part, d’après Platon, la vérité se définit par sa permanence et son universalité par opposition à la relativité et l’inconstance des opinions humaines. A la question, comment reconnaît-on la vérité ? Nombre de philosophes classiques ont subi ou suivi Descartes et répondent à l’évidence des idées vraies. Mais qu’est ce que l’évidence ? Pour Descartes, seule l’intuition c’est-à-dire l’évidence et la déduction peuvent conduire à la vérité. L’ordre des idées vraies procède donc d'un modèle : l’ordre géométrique formalisé par Euclide (IV-III siècle av. JC) dans les Eléments de géométrie. Ce critère cependant, se heurte à deux objections formulées par Leibnitz : s'agissant de la première objection, l’évidence est un critère peu fiable car trop subjectif par le fait que quelle que soit la représentation d’une idée, elle s’accompagne toujours d’un sentiment de certitude mais quel crédit accorder à ce sentiment ? S'agissant de la seconde objection, elle résulte du développement des sciences expérimentales qui découlent de l’observation des faits. Il est peu probable d’analyser le monde physique comme un système mathématique et en déduire ses lois à partir d’axiomes évidents. In fine, pourquoi rechercher une vérité qui peut-être celle de l’un ou de l’autre ? Donc il y aurait des vérités et non point une vérité. La vérité ne relève-elle pas avant tout d’un seul et unique choix ? Celui de notre liberté. Marie F. May 01 Thomas Hobbes et le monstre terrestre : le LéviathanThomas Hobbes 1588-1679 Philosophe matérialise-nominaliste anglais, Thomas Hobbes se trouve dans l’obligation de s’exiler en France en 1640. De faits, les guerres civiles en Angleterre opposent le Parlement au Monarchistes et aboutissent à la Révolution de 1648 avec notamment la décapitation du roi Charles 1er.
Pendant son exil qui durera plus de 10 ans, Thomas Hobbes publie le Du citoyen (De cive) et son ouvrage majeur, le Léviathan.
Considéré par ses pairs comme l’un des premiers penseurs de l’Etat moderne, Thomas Hobbes élabore « une théorie rationnelle » du pouvoir dans le Léviathan. Partant de la science morale et politique, le philosophe applique les principes de la physique mécanique à l’étude de l’homme et de la société. Dans le texte biblique, la puissance terrestre de Léviathan est évoquée pour signifier dans quelle mesure la puissance céleste de Dieu surpasse et domine toute créature, même la plus terrifiante. Le terme Léviathan repris par Hobbes au XVIIè siècle, désigne l’Etat et sa puissance. Il nomme l’Etat Léviathan, non pas ce que ce dernier a d’effrayant, mais au contraire pour en faire un Dieu mortel : l’Etat est Léviathan parce qu’il s’agit d’un "homme artificiel", doué d’une "âme artificielle", en d’autres termes la Souveraineté populaire. L’Etat est Léviathan non seulement parce qu’infiniment plus puissant mais aussi plus raisonnable que les individus livrés à eux-mêmes. Marie F.
April 18 Condillac ou la noblesse de la philosphie françaiseEtienne Bonnot de Condillac
1715-1780
Contre les idées rationalistes de René Descartes (1594-1650), la pensée philosophique de Condillac se compose notamment des idées empiristes de John Locke (1632-1704). L’apport philosophique de Condillac réside en l’occurrence, dans le rôle fondamental du langage non seulement dans la manière d’exprimer les idées mais aussi dans leur élaboration. Ainsi, les signes du langage sont une construction humaine arbitraire qui assurent la transition des idées directement issues de la sensation aux idées complexes et abstraites de l’entendement et de l’imagination. Nominaliste, Condillac affirme que le langage sert de fondement à l’organisation du savoir. Quant-à la science, elle se définit par rapport à ce savoir. En effet, le philosophe prétend de facto fournir une analyse complète de la façon dont se construit l’esprit sans présupposer une activité propre et spontanée de l’esprit dont il s’agit. Marie F.
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